La France consacre 63 milliards d'euros à l'Éducation nationale en 2025, soit une hausse de 30 % depuis 2017. Pourtant, les résultats se dégradent : l'écart social en maths atteint 113 points selon PISA 2022 — le plus élevé de l'OCDE — et 80 000 jeunes décrochent chaque année. Les candidatures aux concours enseignants ont chuté de 68 % depuis 2008.
Le système actuel mesure les heures et les budgets, pas les apprentissages. La baisse démographique — 30 000 à 40 000 élèves de moins par an dès 2026 — est une opportunité historique. Mais est-ce politiquement et syndicalement atteignable ? Et risque-t-on de la gâcher comme les précédentes ?
La crise de recrutement n'est pas conjoncturelle : c'est une crise de sens. Un enseignant sur deux déclare travailler plus de 41 heures par semaine contre 36 officielles. La revalorisation salariale est nécessaire, mais est-elle suffisante ? Qu'est-ce qui retient ou fait fuir au-delà du salaire ?
Le cloisonnement centralisé empêche les établissements de s'adapter aux réalités locales. Comment donner de l'autonomie réelle sans creuser les inégalités territoriales entre ceux qui savent en profiter et les autres ? Et comment garantir l'inclusion des 520 600 élèves en situation de handicap ?
Si vous deviez qualifier le système scolaire français en quelques mots, que diriez-vous ?
Êtes-vous inquiet·e pour l'avenir scolaire de vos enfants ou pour votre propre formation continue ?
Auriez-vous préféré réaliser votre éducation aujourd'hui ? Si vous avez des enfants scolarisés, avez-vous l'impression qu'il est plus dur d'être élève aujourd'hui qu'à votre époque ?
Avez-vous la sensation qu'il est facile de se réorienter ? De suivre une formation continue ?
Quelles sont, selon vous, les priorités pour l'école de demain ?
Anonyme · Moins de 5 minutes
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